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Contre le "tout anglais"

Par Bernard Cassen – Le Monde Diplomatique

« Refus de la modernité », « combat d’arrière-garde », « relents de chauvinisme », « de protectionnisme », voire « de nationalisme », « de colonialisme », et l’on en passe… S’il est un point sur lequel, en France, une bonne partie de l’extrême gauche, de la gauche « bobo » et de la mouvance altermondialiste est en phase avec les hussards de la mondialisation libérale – « élites » de la communication et des médias, management des grands groupes industriels et financiers, haute administration –, c’est bien pour lancer l’un de ces noms d’oiseau à la face de ceux qui s’obstinent à revendiquer le droit de créer, de contracter, de travailler, d’accéder à l’information et aux loisirs dans leur langue, en l’occurrence le français.

Ce chœur s’était déchaîné, dès 1994, contre la loi Toubon « relative à l’emploi de la langue française (1) », toujours en vigueur, et qui, entre autres dispositions, a l’outrecuidance d’exiger l’emploi obligatoire, mais non exclusif, de la langue française pour les salariés d’une entreprise installée en France. C’est Edwy Plenel qui, à la « une » du Monde, avait donné le ton : selon lui, cette loi exprimait « le regret d’une France défunte, imposant sa langue par sa puissance coloniale, impériale, diplomatique, économique », et n’était que « la mise en scène de la nostalgie d’une gloire morte, l’expression d’un déclin auquel on ne se résout pas, mais que l’on est incapable de conjurer » (2).
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الفيديو التالي هو لأغنية "بلا فرنسية" التي أبدعتها فرقة سبعة رجال ( 7Men) بغية إيصال رسالة هذا الموقع إلى الشباب. وكما ورد في إدراج سابق، فكلمات الأغنية هي من تأليف خالد التاقي، وهي خليط جميل يجمع بين الدارجة والأمازيغية والعربية. ولكم فرجة ممتعة.

شكرا لخالد ولفرقة سبعة رجال على مساهمتهم المتميزة وأتمنى لهم التوفيق في مسيرتهم الفنية الملتزمة.

أحمد

www.blafrancia.com

Au terme de la première année de l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec les États-Unis, les entreprises marocaines peinent toujours à percer le marché US. C’est ce que révèle le bilan que la Chambre de commerce américaine (AMCHAM) a dressé lundi soir, à Casablanca.

Bien sûr, quelques success stories viennent démentir le diagnostic. Mais dans l’ensemble, le travail qui reste à faire est énorme. Un des principaux obstacles viendrait, selon la program manager de l’Amcham, Rabia El Alama, de la difficulté des entrepreneurs marocains à communiquer. « Si vous saviez le nombre de lettres adressées à des futurs partenaires américains que nous recevons. Elles sont si mal écrites et remplies de fautes qu’elles sont incompréhensibles. Nous essayons d’en corriger un maximum, mais nous ne pouvons pas tout faire », déplore-t-elle. La langue constitue donc déjà une première barrière sur laquelle il faudra travailler.

Les Marocains seraient également très frileux envers le marché du pays de l’oncle Sam. Elle raconte d’ailleurs l’anecdote très probante d’un Américain qui importait des fonds d’artichauts de Hollande. « Un jour, il s’est aperçu que ce produit était en fait marocain. Il a tenté de joindre le producteur au Royaume, afin de s’approvisionner directement chez lui. Mais personne dans son entreprise ne parlait l’anglais ». Qui plus est, le petit entrepreneur a d’abord refusé de faire affaire avec le Nord-Américain. « Pour lui, c’était beaucoup plus rassurant de poursuivre avec son partenaire européen traditionnel », poursuit El Alama. Pas étonnant donc que les exportations du Maroc vers les USA n’aient augmenté que de 17%, en 2006, alors qu’à l’inverse, les importations ont grimpé de 67%.

Avec un tissu économique largement constitué de PME, le potentiel d’exportations du Maroc vers les Etats-Unis est naturellement limité. « C’est pour cette raison qu’il faut viser des niches précises, et ne pas hésiter à se regrouper en plusieurs PME pour arriver à répondre adéquatement à la demande », propose El Alama. A titre d’exemple, il existerait une forte demande pour les cosmétiques à base d’argan. « La société Azbane a par ailleurs développé une ligne de produits qu’elle exporte là-bas ».

De plus, les règles et normes d’exportation vers la première puissance mondiale sont si nombreuses et strictes que les petits s’y retrouvent difficilement. « Les règles d’origine et de transbordement créent beaucoup de malentendus », commente El Alama. Par exemple, pour que les droits de douane soient réellement abolis, la marchandise ne doit subir aucune transformation pendant son transport. « Si le bateau qui transporte les produits d’exportation fait escale à Rotterdam, une attestation doit être délivrée par les autorités portuaires locales, certifiant que les produits sont restés intouchés », explique la program manager. Faute de preuve, une taxe pourrait être imposée, une fois de l’autre côté de l’Atlantique. « Il ne faut pas hésiter à vérifier auprès de nous ou des services douaniers avant de procéder à l’envoi de la marchandise », rappelle-t-elle.

L’an un de l’ALE a tout de même permis une meilleure représentation du Maroc aux USA, notamment à travers les foires et salons spécialisés. « C’est une clé. Les Américains ne connaissent pas le Royaume, il faut aller vers eux », soutient El Alama.

Le secteur qui a le mieux profité de l’ALE, en 2006, est sans contredit celui du textile. Les exportations d’habillement tissé vers les USA se sont chiffrées à 69 millions de dollars (574 millions de DH), soit une augmentation de 89%.

Une des success stories est celle de la petite société Manar Marbre, située à Erfoud. La PME marocaine est spécialisée dans l’exploitation du marbre fossilisé. Auparavant réservé au marché italien, ce produit unique au monde est maintenant exporté vers l’Amérique du Nord. L’entreprise a décroché des contrats dans le domaine de l’hôtellerie après avoir remporté un concours de décoration de salles de bains, lors d’une foire de Seattle. L’entreprise négocie actuellement un contrat avec un distributeur de Floride.

Suivez le guide

L’Amcham a procédé au lancement de la deuxième édition de son « Trade and Investment Guide », lors de cette même soirée. Cette nouvelle version vient remplacer celle de 2004 qui, selon l’ambassadeur Riley, avait obtenu un franc succès. Le guide présente d’office le Maroc comme un portail vers l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Chacun des secteurs de l’industrie y est décrit dans le détail. Une importance particulière a été accordée aux nouveaux venus, comme l’offshoring.

Les temps forts de l’ALE

En 2006, première année de l’entrée en vigueur de l’ALE, le commerce bilatéral s’est élevé à 1.396 millions de dollars (11,6 milliards de DH), contre 970 millions (8 milliards de DH) l’année précédente.

Les exportations du Maroc vers les USA qui ont connu le plus de succès sont l’habillement tissé (+89%), les fruits et noix (+78%), les chaussures (+66%), l’habillement tricoté (+62%) et les conserves alimentaires (+41%).

Dans l’autre sens, les importations marocaines qui ont pris le plus d’importance sont le plastique (+1.112%), le combustible minéral (+243%), les céréales (+98%), la machinerie électrique (+95%) et les aliments de bétail (+57%).

Deux franchises américaines sont actuellement en étude de marché, et comptent s’établir au Royaume d’ici les prochains mois. Il s’agit de la chaîne de restauration rapide Burger King, et des cafés Starbucks.

L’Economiste – Marie-Hélène Giguère

En réaction au slogan du Blafrancia « Pour un Maroc sans français », le blogueur marocain Mohammed Slimani a écrit un article publié sur son blog et sur le site Jeunes du Maroc sous le titre « Min ajli magribine bi douni arabia (Bnakass Gaâ) ». Voici un extrait (avec des fausses accusations de racisme)

Sans Arabe

L’histoire commence chez MS hjiouij (non pas Microsoft hjiouij) avec un billet dans lequel il s’attaque d’une manière indirecte aux bloggeurs et fanatiques de la langue française, Larbi (neutre comme il est) relance la polémique dans son blog en vue d’élargir les points de vues, seulement que, les commentaires dérapent d’une manière exponentielle… En suivant l’affaire j’ai découvert le blog de Ahmed, qui lui aussi, se positionne parmi le lobbying contre la langue française…

Oui je dis bien « contre la langue française » et non pas « pour la langue arabe » (qui a dit que nous n’étions pas xénophobes ?). Cette initiative dont le logo est le suivant :

 

Sans Fran?ais
Se prend un slogan très (trop) raciste à mon goût : « Min ajli magribin bila Farancia » (pour un Maroc sans Français)…  Raciste et même  xénophobe! Car promouvoir notre langue c’est bien, c’est très bien même et j’en suis conscient, mais la promouvoir en cassant une autre et en refusant toute autre forme de culture relève du domaine de l’égoïsme.

A son tour le blogueur marocain Larbi a mentionné Blafrancia dans un billet sur la langue arabe. Voici un extrait :

MS hjiouij , qui a fait de cette question un de ses chevaux de bataille, s’indigne en ces termes : « Je n’arrive pas à comprendre. Où est la langue arabe dans tout cela ? Pourquoi les bloggeurs marocains ignorent leur langue ? ». La goutte qui a fait déborder le vase de la patience de si Mohamed est une vidéo d’une rencontre de bloggeurs marocains où tout le monde s’est exprimé en français. Saluons son ardeur à défendre la langue de nos ancêtres. Issam, lui va dans le même sens mais avec une petite nuance : Son blog, tenu en arabe, tolère les commentaires en toutes langues. Malgré cette bienveillance, quelle n’a pas été sa déception de constater que les commentaires sur les blogs arabes sont peu nombreux comparativement à ceux tenus en français. Donnons-lui raison. Blafrancia enfin qui va carrément en guerre contre la langue française. Son blog milite pour un « Maroc sans Français ». L’abolition pure et simple, rien que cela ! « L’indépendance du Maroc a été gagnée il y a bien longtemps mais la colonisation culturelle continue » Plaide-t-il.

 

En réponse a ces fausses accusations et pour clarifier mon objectif, j’ai décidé de changer le slogan a «  parle-moi en ma langue, mon co-citoyen ! » et j’ai écrit le billet suivant :   (j’ai aussi écrit des commentaire sur le blog de Larbi)

خاطبني بلغتي يا ابن بلدي

هذا هو الشعار الجديد لمدونة بلا فرنسية . فلقد قررت حذف شعار "من أجل مغرب بدون فرنسية" بعد أن أغضب إخواني الفرنكوفونيين . بالطبع كان هدف الشعارالقديم إثارة الإنتباه لقضية أعتبرها مهمة لمستقبل البلاد و لم يكن قصدي الحط من شأن محبي الفرنسية كما فهم البعض .

ظهر أول رد فرنكوفوني على مدونة العربي الذي عارض الشعار لكنه أظهر نوعا من التفهم لضرورة إعطاء أهمية أكثر للعربية في الإدارة و الإعلام وكانت ردود قرائه منقسمة. أما صاحب مدونة "زوس" فلقد أخذ منحى أكثر تطرفا واتهم المبادرة بالعنصرية و استهان بقضية التعريب حيث تساءل كيف يمكن أن نكتب المعادلات باستخدام (ا ب ج) متناسيا ان العربية هي اول لغة لعلم الجبر والأرقام المستعملة في الغرب هي الأرقام العربية .

كان أول من بدأ النقاش حول هيمنة الفرنسية على المدونات المغربية هو م.س. احجيوج و تبعه عصام إزيمي الذي سأل لماذا تقل الردود على المدونات العربية مقارنة بالفرنسية؟

وللإشارة فإنني ساهمت بعدد من التعليقات على كلتا المدونتين و على مدونة العربي بالفرنسية (أه نعم بالفرنسية).

"ساول سإلس إنو أييوس نتمازيرت إنو " هكذا ترجم لي احد الأصدقاء الشعار الجديد بلغة أهل سوس.

 

 

Le journaliste Abdelaziz Errommani a mentionné Blafrancia dans un article publié au journal marocain Annahar le 31 Mars 2006 sous le titre : « Parlez Darija si vous ne pouvez pas parler l’arabe ». Voici un extrait :

اللي ما قدرش على الفصحى يدوي بالدارجة

اختار أحد المواطنين المتحمسين للغة الرسمية للبلاد أن يكون موقعا بالأنترنيت على شاكلة مدونة تدعو إلى اعتماد العربية في التواصل داخل البلاد، وهو بذلك يشجع على تعلم اللغات الأجنبية للتعامل والتواصل مع الأجانب. وكما يعلم صاحب مدونة بلا فرنسية فإنني كتبت عبر هذا العمود أكثر من مرة إلى احترام لغة الدستور التي تلقت في السنوات القليلة الماضية صفعات لم تعهدها من قبل، خاصة وأن أغلب المسؤولين الإداريين والاقتصاديين درسوا في فرنسا ولم يتربوا على إتقان لغة وطنهم .

والآن ونحن أمام أمر يكاد يكون واقعا فإنني أنصح من لا يتقن العربية أن يتكلم ويتواصل باللغة الدارجة ولا حرج في الأمر مادام يتواصل بلغة وطنه، فالفرنسية لن تنفع المسؤولين في تواصلهم مع إخواننا بالاقاليم الصحراوية والشمالية الذين يتكلمون العربية إلى جانب الإسبانية، ولو نحن حرصنا على احترام اللغة الأم لما غضب السفير الألماني لعدم استعمال لغة بلاده بالتلفزة الوطنية… ولو نحن احترمنا لساننا الوطني لما خجل أحد المسؤولين وهو يخطب أمام المواطنين الصحراويين… ولو نحن احترمنا قيمنا العربية لما انفلت لسان أحدهم وهو يتحدث للتلفزة فينطق ب"الثروة الغبائية بالبلاد"عوض الثروة الغابوية بالبلاد..

ولقد سبق أن قلت بأنه لا اختيار أما من حيث منطق الواقع العالمي فإما لغتنا الأم- وهذا أحسن سبيل- وإما الإنجليزية ما دامت هي لغة الأعمال أما باقي اللغات فيمكن أن تحتل درجات أخرى في سلم التدريس أقول التدريس.

 

Francophilie au Maroc : Entre la vocation d’ouverture et la défense de l’identité

Source: L’Opnion (25 décembre 2006)

Nul ne conteste la vocation du Maroc en tant que terre d’accueil, de tolérance et de cohabitation en bonne intelligence entre différentes cultures et civilisations au fil de l’Histoire de ce pays.

L’ouverture sur l’autre est plus qu’une devise commerciale ou touristique. C’est une réalité indiscutable dont s’enorgueillit le Maroc, pays précurseur en la matière. Mais la tolérance et l’ouverture sur l’autre ne signifient aucunement atteinte aux fondements de l’identité du pays. Or, force est de constater que la frontière entre les deux est fort fragile au Maroc. Il est inadmissible qu’il y ait vide juridique concernant l’usage de la langue arabe dans le secteur privé sous prétexte que les voies du marché sont impénétrables. On ne compte pas à Rabat, Agadir, Casablanca, Marrakech et ailleurs, le nombre de centres commerciaux, de restaurants, cafés, d’enseignes de toutes sortes de professions libérales, de garderies d’enfants…qui affichent sans aucune gêne leur marque commerciale en français seulement comme s’ils se trouvaient en pleine Ile de France.

Vide juridique ou simple laisser-aller ?

Il s’agit là d’une grave anomalie rendue possible grâce à un vide juridique qui ne prévoit rien à l’encontre de l’usage exclusif de la langue française dans le secteur privé. Et quand bien même existerait-il une loi spécifique en la matière, force est de constater que sa mise en application laisse franchement à désirer.

Comment expliquer que la langue arabe soit tout à fait inexistante dans de grands centres commerciaux comme ceux situés sur la route de Zaërs à Rabat par exemple où, parmi les innombrables enseignes flambant neuves des magasins, on n’aperçoit pas un traître mot en arabe, manifestement et malheureusement perçu comme une langue inférieure dans bien des esprits ? Il faut dire que s’il y a laisser-aller qu’on nous présente à tort comme un signe de tolérance et d’ouverture, une frange de la société qu’on définit ou qui se définit comme une « élite » n’est pas à l’abri de reproche. Bien des citoyens marocains agissent en lieu et place des missions françaises et vont presque jusqu’à bannir l’usage de la langue arabe à domicile et à adopter des us et coutumes étrangers à nos traditions. Des traditions de chez nous pourtant valorisées chez ceux là même dont « l’élite » se prévaut.

Il y a donc urgence à agir. Imposer l’usage de l’arabe comme langue première n’est pas négociable. Ça ne devrait pas l’être. Et pour parvenir à affirmer la primauté de l’identité, l’exemple devrait émaner du secteur public lui-même. De prestigieuses institutions dans différents secteurs comme le transport aérien, les phosphates, les holdings…s’entêtent à employer exclusivement la langue française en tout temps même devant un auditoire entièrement constitué de marocains. Difficile dans ces conditions de sévir contre le secteur privé quand le mauvais exemple est donné par le public.

Parler en arabe bourse, exportations, investissements extérieurs, bref marché en général, est perçu par ceux qui détiennent les cordons de la bourse comme une atteinte au bon sens des affaires qui sont incompatibles avec l’idiome d’Al Farazdaq. Bien des gens croiraient déchoir en employant cette langue « inférieure » qui a institué les bases du chiffre et produit le « Commentator » Averroès.

Le cas québecois

Mais quels arguments peuvent présenter les francophiles irréductibles quand l’exemple provient de ceux-là même dont ils se prévalent ? Le cas du Québec, îlot de la francophonie en Amérique du Nord est à ce titre édifiant.

Cernée par un océan anglophone de 300 millions d’individus englobant aussi bien le reste du Canada que les Etats-Unis, la Belle Province fière de son héritage français a mis les bases en 1977 de la loi 101 qui a institué la langue française comme langue officielle du Québec. À ce titre, toutes les correspondances doivent être rédigées dans cette langue, de même que pour les enseignes. Quand bien même s’agirait-il de géants de la distribution, de restauration rapide, de compagnies pétrolières ou autres, la langue française y est en tout temps employée. Mais le succès éclatant de cette politique est imputable à une conjugaison de facteurs. D’une part, le gouvernement du Québec a mis en place un office chargé de contrôler l’application de la loi 101 et sévit lourdement à la moindre entorse au règlement. Même les multinationales ne sont pas épargnées.

Les résultats retentissants de la loi 101 au Québec sont toutefois imputables à un autre facteur dont l’effet est plus déterminant que les règlements en vigueur. Cette loi a remporté l’adhésion populaire et c’est là où réside la clé du succès. Les Québecois sont de farouches défenseurs de leur langue dans un contexte très difficile de voisinage américain.

Voilà pour l’exemple québecois. Quant aux arguments abracadabrants avancés par certains ici qui défendent la thèse suivant laquelle l’arabe ne serait pas une langue propice aux affaires et le contexte géopolitique dans lequel le Maroc est situé impose l’usage prioritaire du français , il est tout simplement indéfendable. Si des pays comme le Liban, l’Arabie Saoudite, les Émirats, l’Égypte…mettent en avant l’arabe quand il s’agit d’affaires, pourquoi n’en serait-il pas ainsi au Maroc.

Pour inverser une tendance qui n’incite pas à l’optimisme, il urge d’agir à diverses échelles pour redorer le blason de l’arabe au Maroc. Formation des cadres, sensibilisation, recours à des coopérants arabes le temps le former la relève, création d’un office ou d’une commission chargée de veiller à la primauté de l’arabe aussi bien dans le secteur public que privé, sanctions contre les récidivistes…C’est juste une question de défense de l’identité. Ni plus ni moins….

Ismaïl HARAKAT

Comme j’ai dit dans l’introduction, je vais écrire sur mon expérience sur le blog arabophone Blafrancia.

J’ai lancé Blafrancia en Janvier 2006 sur Blogger.com ; j’ai ensuite l’emporté a Maktoobblog.com, pour le support de la langue arabe et pour la communauté large de Maktoob (plus 4 million d’abonnées). J’ai reçu plus de commentaires sur maktoob mais pour des problèmes techniques avec ce service j’ai décidé de garder le service blogger.

قل لا للفرنسية في المغرب

Pour un Maroc sans francais

السلام عليكم اشعر مثل كثير من المغاربة ان المغرب لا يزال بعيدا عن الاستقلال الحقيقي مادام الاستعمار الثقافي لم يرحل بعد. بتشجيع من بعض الاصدقاء ابدأ هذه المدونة لتكون بداية لمشرع موقع على الشبكة الدولية لنشر ومناقشة الفكرة. الرجاء المشاركة وشكرا اخوكم احمد

Les commentaires sur mes premiers billets étaient très favorables et m’ont encouragé à poursuivre cette aventure sur le blogosphere pour la cause de la langue nationale.

Voici des extraits :

أرحب بهذه البادرة الطيبة و المتميزة، لأننا بحاجة ملحة الى مثل هذه التذكرة و اللفتة تجاه لغتنا الأم التي تعبر عن هويتنا ( ليس هاويتنا كما يعتقد البعض وللأسف) و التي هي كذلك رمز عقيدتنا و حضارتنا المتميزتين، وأتمنى أن نرى مواقع مغربية تهتم بالغة العربية لأنني أرى و للأسف أن لغتنا تحتضر في بلادنا العربي الاسلامي المغرب، و أقول بألعلى صوت لا للفرنسية ليس كراهية للفرنسية و لا للفرنسيين و لكن حبا في اللغة العربية لغة القرآن الكريم. أشكركم (صاحب هذا "blog") على المجهود الذي بذله، و الله المستعان. – مجهول
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سيأخد الأمر وقتا طويلا ما دام المغرب لا يهتم بمستقبل الشباب لأن هذا الأمر يترتب عليه هجرة الأدمغة الى الخارج و بالتالي ضياع الثقافة و الدين و الهوية و كل ما يتعلق
بالقومية العربية. متمنياتي لكم بالتوفيق – بلادي
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مرحبا بك في عالم المدونات الإلكترونية و أتمنى لك التوفيق. لا يسعني إلا أن أشجعك على فكرتك و مشروعك. من جانبي، أطلقت قبل أيام مدونتي و اخترت أن تكون مزدوجة اللغة عربية فرنسية. بالتالي أشارك بخمسين بالمائة في مشروعك. – fawqalard.blogspot.com
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أحييي فيك هذه الروح، وإن كنت مع تعليم كل اللغات الحية قصد تعميق التواصل مع العالم كله.أي، أنني من مناصري الاحتفاظ بتعليم اللغات في الأقسام والمدارس على أن تكون العربية في الطليعة والإنجليزية في المرتبة الثانية وتليها اللغات الأخرى. أما في الإدارات والشركات والمٍؤسسات الوطنية فهنا يجب بذل جهد كبير وحقيقي لمحاربة ظاهرة نكران العربية الأم والتعامل باللغات الأجنبية.إذ أن المواطن المغربي سشعر أنه غريب في وطنه.إذا كان ولا بد من لغة أخرى فلتكن الدارجة المغربية لأنها الأقرب إلى المواطن المغربي كيفما كانت لهجته. وإنني إذ أحييي فيك هذه الروح والغيرة على لغة الوطن ، لأفضل أن يكون هذا العمل جمعويا ونحن جميعا على استعداد لدعمه كل من موقعه الخاص. -
عبد العزيز الرماني
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أخي أحمد سجلت مرورك وتشجيعك لمدونتي( كلمات عابرة ) ، وأنا بدوري أتمنى لك انطلاقة ناجحة ومثمرة، وأن تسهم في دعم لغتنا العربية، لكن بموضوعية و التزام ومنهجية. وفقك الله. – عبد اللطيف المصدق
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راقني تفوقك على الذوات المستلبة رغم أنك ، حسب تكوينك ، تلقيت تعليما فرنسيا .لقد سررت بمدونتك ,وأعتبر نداءك موجها إلى الأحياء وأرجو أن أكون واحدا منهم.وفقت إلى ما فيه خير العربية في زمن الهويات المتلاشية. – miloud atmani
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أخي أحمد سجلت مرورك وتشجيعك لمدونتي. أتمنى لك انطلاقة ناجحة ومثمرة، وأن تسهم في دعم لغتنا العربية،كما لا امر حتى اهنئك بدوري على تشجيع لغة القرأن الكريم ومناصرة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم وشكرا.وفقك الله. – محمد العدناني البومسهولي

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